L’utilisation de la télédétection pour identifier les zones touchées par des calamités agricoles

Les informations provenant des techniques d’observation de la terre (imagerie satellitaire et radar) sont aujourd’hui largement utilisées pour estimer les rendements des récoltes. Cette source d’information peut aussi être exploitée pour évaluer les dégâts occasionnés par des conditions climatiques défavorables.

Les effets des changements climatiques et la multiplication de phénomènes météorologiques d’ampleur inhabituelle (sécheresses, coups de chaleur, pluies violentes, tempêtes) sont à l’origine d’importantes variations de rendements. En Belgique, certaines pertes de ces rendements liées aux risques climatiques sont couvertes par le Fonds des calamités, d’autres par la législation en matière d’assurance.

Actuellement, le Ministère fédéral de l’Economie, qui est en charge de la gestion du Fonds des calamités en Belgique, ne dispose pas de moyens de contrôle performants et rapides permettant d’évaluer l’ampleur des dégâts causés aux cultures par des conditions climatiques exceptionnelles.

Dans ce contexte,  le développement d’un système informatique, utilisant les informations issues de l’imagerie satellitaire et des informations de météorologie, devrait permettre d’accélérer la procédure actuelle et de garantir une meilleure réactivité face aux crises. En améliorant la procédure de gestion du Fonds des calamités, et en se dotant d’outils performants, les Pouvoirs publics pourraient aussi jouer un rôle complémentaire vis-à-vis du secteur des assurances belges en fournissant de  l’information relative aux risques liés aux pertes de rendements. La mise à disposition de données historiques fiables, permettant de définir des zones correspondant à différents niveaux de risques, devrait en effet permettre, à plus long terme, de faciliter le développement de nouveaux produits d’assurance récolte couvrant les risques de moindre ampleur.

Dans ce projet, le CRA-W est responsable du développement d’un outil informatique d’aide à la décision permettant d’identifier les zones à risques et de fournir une appréciation plus précise des dégâts dans le cadre d’une calamité. Les autres partenaires scientifiques du projet sont le Vlaamse Instelling voor Technologisch Onderzoek (VITO) et  l’Université de Liège (ULg).

Ce projet est financé par la Politique Scientifique belge, dans le cadre « des programmes de recherche en observation de la terre » – « STEREO II » pour une durée de 2 ans.